850 000 visiteurs attendus à Rio pour le Carnaval 2012, c’est 20% de plus que l’année dernière. Le mouvement de grève de la PM (police militaire, la gendarmerie locale à la réputation peu flatteuse) ayant été gelé par l’action immédiate du gouvernement, tout devrait bien se passer. A commencer par le Carnaval de rue, sans doute la partie la plus sympa et la plus folle de l’événement. Le carnaval de rue à Rio va bien au delà des dates officielles. 

Par exemple, dimanche dernier, 10,000 personnes défilaient avec le char du bloco « Timoneiro da Viola », qui accueillait le compositeur Paulinho da Viola, Teresa Cristina et les stars de l’école de samba de Portela. D’autres défilés de rue réunissent un monde fou dans les déguisements les plus divers, comme la fameuse Banda de Ipanema, rendez-vous des travestis les plus fous (folles) ! 
Le principe : des initiatives populaires ou individuelles dans chaque quartier, un nom de préférence idiot, une thématique de costume, un camion bourré de hauts parleurs, éventuellement des musiciens sur le toit et hop, c’est parti pour des heures de danse dans une chaleur de bête ! Heureusement qu’il y a des milliers de petits vendeurs de bière et de boissons fraiches qui déambulent avec leurs glacières. Le carnaval de rue, c’est aussi le moment de l’année où se roule des pelles au bonheur des rencontres : ça fait partie du plaisir et si vous n’êtes ni trop vilain ni trop timide vous en aurez votre part. Seule ombre au tableau de ces carnavals de rue : la trop rare présence de pissotières publiques et la fâcheuse habitude de se soulager dans la rue, contre un mur, derrière une voiture… qui donne à cette grande fête un parfum de latrines assez peu supportable…